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Catherine De Bechillon
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== Une autre vie, de « La Recouvrance » Ă lâĂ©criture == Le 15 juin 1960, Catherine Lang Ă©pouse Marc de BĂ©chillon. Lui-mĂȘme, hasard de la vie, est le fils dâun ingĂ©nieur de la SNCF. Elle attend un enfant, Denys, nĂ© le 29 mai 1961, et le poste de responsable dâun service lui apparait peu compatible avec sa nouvelle vie. Elle devient enseignante au BEQS pour quelques annĂ©es. Au cours de cette pĂ©riode, Catherine de BĂ©chillon commence Ă Ă©crire et intervient notamment lors de sĂ©minaires ou confĂ©rences organisĂ©s par lâANAS. En 1968, Ă la faveur dâun changement professionnel de son mari, formĂ© Ă lâart-thĂ©rapie, ils dĂ©cident de crĂ©er un centre psychothĂ©rapeutique prĂšs de Tarbes. Le centre de « La Recouvrance » avec ses 21 lits, ouvre le 2 fĂ©vrier 1969 et accueille des enfants puis des adultes en grande difficultĂ© psychologique. Elle y assume la fonction de direction pour « assurer la sĂ©rĂ©nitĂ© de la maison ». Elle maintient des liens Ă©troits avec Myriam David qui lâaide pour les situations difficiles. Câest un investissement total pour elle et son mari avec une bataille sans fin pour obtenir lâagrĂ©ment de lâĂ©tablissement pour les moins de 18 ans. Parmi ses patientes, le centre accueillera Gabrielle Russier se souvient-elle lors des entretiens*. AprĂšs 14 ans dâengagement et de persĂ©vĂ©rance, le centre ferme en avril 1986. Son mari ouvre un cabinet Ă Pau et Catherine de BĂ©chillon reprend des activitĂ©s de supervision et dâenseignement Ă lâĂ©cole de service social de Pau et Ă lâUNCANSS. Elle travaille Ă©galement Ă mi-temps pour le Conseil gĂ©nĂ©ral des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques et pour lâAssociation bĂ©arnaise de contrĂŽle judiciaire en rĂ©alisant des enquĂȘtes sociales et de personnalitĂ© pour le juge instructeur. En 1997, elle rĂ©dige son ouvrage « Aider Ă vivre, propos sur le service social » paru en 1998 et poursuit sa rĂ©flexion sur le mĂ©tier dâassistante de service social et le travail social en publiant de nombreux articles. Elle approfondit ainsi sa pratique et thĂ©orise des aspects mĂ©thodologiques notamment par lâapport des sciences humaines et plus particuliĂšrement de la psychologie et de la psychanalyse. Avec « Aider Ă vivre », câest au terme dâune longue carriĂšre, quâelle souhaite tĂ©moigner pour faire connaĂźtre « cet Ă©tonnant mĂ©tier quâest le travail social ». Elle fait revivre le souvenir des « rencontres avec des hommes, des femmes, des enfants qui ne soupçonnaient pas que leur richesse intĂ©rieure, plus que leur dĂ©tresse, donnait un sens Ă leur vie ». Rencontrant les uns et les autres Ă son bureau, dans le rue, dans des cafĂ©s, Ă leur domicile, dans le train ou sa voiture ou Ă lâhĂŽpital, en prison ou Ă la Recouvrance, elle Ă©numĂšre ces lieux car pour elle câest une des originalitĂ©s de ce mĂ©tier : « Il peut sâexercer en tous lieux et donc sâancre dans la vie ». Cette Ă©numĂ©ration de lieux ne se suffit pas cependant pour dire la difficultĂ© du mĂ©tier qui « par des gestes, quelquefois dâune grande banalitĂ©, comme accompagner une dĂ©marche de celui qui a trop peur dâautrui pour la faire seul » peut aider Ă vivre⊠Lors des entretiens, elle se rappelle avec Ă©motion de ces situations suivies et apportĂ©es en supervision : Juliette, AngĂšle, Alain et bien dâautres quâelle a accompagnĂ©s Ă un moment de leur vie. En introduction de son ouvrage, elle mentionne que son « Ă©ducation bourgeoise ne la prĂ©parait pas Ă prĂ©voir que la vie lui offrirait une si grande diversitĂ© ». Elle savait que ce mĂ©tier la confronterait Ă la souffrance et aux manques : « Mon expĂ©rience de la guerre, oĂč jâai survĂ©cu Ă la Shoah, a sans doute un sens dans le choix que jâai fait de devenir assistante sociale. Mais jâignorais que jâallais tant recevoir ». En conclusion, elle imagine que « dâautres poursuivront le chemin pour ouvrir de nouvelles voies car la tĂąche demeure dâactualitĂ©. Elle est difficile, parce quâelle nous fait cĂŽtoyer la douleur, la misĂšre, le dĂ©sespoir, les incapacitĂ©s, le vide ; parce quâelle manque souvent de nous entraĂźner dans lâaveuglement de la rĂ©paration sans fin. Mais elle nous fait participer Ă la richesse de lâexpĂ©rience humaine ». FidĂšle aux valeurs de ce mĂ©tier, membre de lâANAS depuis 1947, Catherine de BĂ©chillon souhaite transmettre et nous dit « combien ce mĂ©tier exige dâinvention, de prĂ©sence, dâintĂ©rĂȘt pour les personnes, de souplesse et de rigueur ». Elle clĂŽt sa carriĂšre professionnelle Ă la fin des annĂ©es 2000 puis entre en 2013 dans une maison de retraite. Aujourdâhui, ĂągĂ©e de 93 ans, elle garde une mĂ©moire incroyable, une intelligence, une sensibilitĂ© aux questions humaines et une vivacitĂ© dâesprit sans Ă©gale. Elle reçoit ses nombreux visiteurs, dont plusieurs anciennes patientes de la recouvrance, en contemplant de ses yeux bleus perçants une superbe vue sur les PyrĂ©nĂ©es.
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